VENTE DE BONNETS & CHAPELETS : LE CORONAVIRUS A UN PEU TOUT GÂCHÉ !

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GAMOU À MÉDINA BAYE

Jeudi 29 octobre 2020 ! C’est le Grand Jour. Le Gamou, évènement religieux marquant la naissance du prophète Mouhamed (PSL), est fêté par toutes les confréries religieuses au Sénégal. Si cette année Tivaouane n’a pas célébré l’évènement à cause de la pandémie, tel n’a pas été le cas à Medina Baye qui grouille déjà de monde. Des milliers de fidèles s’y sont rendus pour célébrer au meilleur prophète. Ces évènements religieux, drainant une foule immense, sont souvent une aubaine pour les commerçants. Ces derniers sont installés dans la cour et aux alentours de la grande mosquée de Médina Baye.

Chapelets, bonnets, des piles de livres composés en majorité des écrits de Cheikh Ibrahim Niasse sont visibles sur les étales des vendeurs. Mais, contrairement aux années précédentes, ce n’est pas encore le grand rush. Autrement dit, les commerçants ne font pas de bonnes affaires. Les clients viennent à compte-goutte et n’achètent presque pas.


LES CLIENTS SE FONT RARES

Hamidou Cissé est vendeurs de bonnets. Depuis 22 ans, il vient écouler ses produits dans la cité religieuse de Médina Baye. Les prix de ses bonnets varient entre 15 mille et 45 mille francs CFA. Mais, pour le moment, il peine à trouver des clients. « Nous rendons grâce à Dieu. Les choses marchent petit à petit mais ce n’est pas comme les années passées. Cette année, beaucoup ne sont pas venus à cause de la maladie du coronavirus. Mais, nous gardons toujours espoir », déclare-t-il, optimiste.

A quelques jets de pierres, se trouve l’étal de Abdoulaye Cissé. Celui-ci vend des chapelets. Il les a accrochés sur des planchers. Un rangement net qui captive et attire les clients. Les prix de ses chapelets varient entre 10 mille et 150 mille francs CFA. « Parfois, on les vend même plus chers. Cependant, force est de reconnaître que cette année, notre activité est au ralenti parce qu’il y a beaucoup de fidèles qui ne sont pas venus à cause de la maladie. A pareille période, j’écoulais une bonne partie de mes chapelets et parfois, à de bons prix », renseigne-t-il avant de prier pour que la maladie disparaisse au sortir de ce Gamou. Non loin de lui, s’installe Seydou Touré. Haoussa, il vend des bonnets et des chaussures en cuir. Ce dernier ne perd pas espoir. Il demeure optimiste et reste convaincu que les choses marcheront. Car, dit-il, il y aussi le "Gamou Watt" (célébration une semaine après le naissance du Prophète).

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