« UNE ELECTION RÉUSSIE » !

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PRESIDENTIELLE EN GUINÉE

Seydou Compaoré de la Coordination de la mission internationale des observateurs de la société civile africaine rassure sur l’organisation de la présidentielle, en Guinée, ce dimanche, 18 octobre 2020. "Ça se passe très très bien, a-t-il dit, au moment du dépouillement. Depuis ce matin, on sillonne un petit peu la ville. Nous avons visité beaucoup de bureaux. Et je pense que c’est une élection réussie. Pour la bonne et simple raison que c’est d’abord une élection inclusive, et il faut s’en féliciter. C’est la voix démocratique qui s’est dégagée. C’est ce que nous recherchons en Afrique. Il faut que les Africains comprennent qu’ils n’ont pas d’autre choix que de vivre ensemble et dans la paix."

Ce, malgré des appréhensions avec notamment des craintes de violences compte tenu de la tension qui a existé lors de la campagne. "Contrairement à cela, tout se passe bien, a insisté l’observateur. Parce que les Guinéens, ils sont quand même matures, ils savent ce qu’ils veulent. Il va falloir un certain moment que les Africains sachent raison garder. Il ne faut pas qu’à chaque élection en Afrique, qu’on entende que des cris, des morts, des incarcérations. Ça n’a pas de sens. Je pense que c’est ce que les Guinéens ont compris. Et ils se sont mis ensemble pour aller chercher le fauteuil présidentiel par la voie démocratique. Il faut saluer cela. Vous avez-vu les Guinéens, ils sont sortis massivement disciplinés, dans l’ordre et la convivialité, ils sont venus accomplir leur devoir civique. C’est quelque chose dont on doit être très fier. Parce que nous savons que le mal de l’Afrique, ce sont les Africains, c’est nous-mêmes qui créons notre propre malheur. Et j’en suis convaincu, et j’en suis très fier, surtout que les Guinéens ont eu la présence d’esprit de relever ce défi, un défi j’allais dire africain."

Pourrait-il avoir de la tension après la fermeture des bureaux de vote ou le lendemain de la présidentielle ? En réponse à cette question, Compaoré a demandé de faire confiance notamment aux institutions en charge du processus électoral. "Il y a des gens qui, avant même les élections, crient à la fraude ou à la victoire. Sur quelle base ? On ne sait pas. Donc, ce sont des esprits malveillants qui ne sont pas cultivés quand il y a une élection. Il y a des institutions commises en la matière, il y a des lois régissant cette élection. Donc, tu ne peux pas être candidat et proclamer ton propre résultat sous prétexte que tu as eu des PV (Procès-verbaux) de je ne sais où pour pouvoir en faire quelque chose de fiable. Je pense qu’il y a une institution habilitée à cela, et chacun d’entre eux, doit se fier à cette institution parce que c’est (celle-ci) qui les a permis d’aller à cette élection. Donc, ils doivent faire confiance à cette institution", a-t-il justifié.

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