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NOUVEAU JOUR

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Le 1er décembre 2021, Bès Bi voit le jour. Un jour nouveau se lève dans le ciel médiatique sénégalais et africain. « Bés Bi-Le Jour » est à l’image des "Lions" de la Teranga. Il rêve grand. Le rêve est encore plus grand en ces temps de coupe du monde, "Qatar 2022". C’est au nom de cette ambition de jouer dans la cour des grands qu’E-MEDIA, éditeur du quotidien de votre choix, a acquis les droits exclusifs TV et radio du mondial qatarien sur le territoire sénégalais. Le public est témoin en mondovision de l’injustice dont notre groupe est victime du fait de manœuvres moyenâgeuses utilisées pour le priver desdits droits acquis à la régulière et de haute lutte. Touché certes, mais loin d’être coulé. Vent debout, E-MEDIA est et restera une réalité médiatique qui se constate.

Dans la « Note de l’Éditeur » du même auteur de ces lignes, publiée le 1er décembre 2021, jour de naissance de votre journal, nous écrivions : « Après le clic (www.emedia.sn), le son (iRadio) et l’image (iTV), arrive le papier (Bès Bi) qui complète, sans toutefois clore la panoplie des offres éditoriales de notre Groupe. » Nous ajoutions par l’exclamation : « Les fruits ont répondu à la promesse des fleurs ! » 365 jours après, vous tenez entre vos mains un quotidien crédible, parce que passé par le tamis du professionnalisme, de l’honnêteté et de la certification de ses informations.

Osons cependant le dire nettement : l’environnement économique, social et politique des médias n’est guère favorable à l’investissement. L’explication ne tient pas seulement que le monde est pris dans un tourbillon de crises : crise du Covid, crise russo-ukrainienne, crise climatique… L’élément explicatif est avant tout endogène. Le modèle économique de la presse au Sénégal est quasi-inexistant. Il est à inventer ou à réinventer en termes de financement, de publicité, de fiscalité spécifique et de régulation de la concurrence et du contenu par l’avènement de la Haute Autorité de Régulation de la Communication audiovisuelle. La HARCA doit remplacer l’obsolescent CNRA. Tant que le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel continuera d’exister, le Code de la presse, pourtant adopté par l’Assemblée nationale comme Loi de la République s’imposant à tous, s’en trouvera bafoué et violé. Flagrant délit continu. Il est temps de ranger le CNRA au musée des archaïsmes.

Après l’an un, Bès Bi se projette sur une année charnière. 2023 a la particularité d’être une année de transition. Transition vers l’exploitation du pétrole et du gaz. Transition également vers l’élection présidentielle de 2024. 2023 sera une « année sociale », décrète le gouvernement du Premier ministre Amadou Ba. Comme pour annoncer la couleur de la conjoncture politique et électorale. Chiche ! Année sociale c’est déjà pas mal. Que ce serait encore mieux si le Nouvel An qui arrive soit une ANNÉE ÉCONOMIQUE ! L’économie, tel est, à notre avis, le vrai défi et le véritable en jeu. La sécurité, la stabilité et la paix sociale faisant le reste.

Médias forts, voilà ce qu’il nous faut au Sénégal et en Afrique. Ils sont gage de liberté d’expression, de démocratie et d’Etat de droit. C’est en cela que l’emprisonnement du journaliste Pape Alé Niang fait désordre. La demande de sa libération par la Coordinations des Associations de Presse est juste et légitime. Républicains, ils sont, eux aussi, un rempart non négligeable. Sans eux la bonne gouvernance n’est pas garantie. Quand ils sont forts et crédibles, les médias sont un levier stratégique de promotion du soft power pour l’Etat, l’Entreprise, publique et privée, et la Société dans son ensemble. Un pays qui compte et qui pèse se lit, s’écoute et se voit par le prisme de ses médias. Bonne presse, bonne image. Cerise sur le gâteau : l’influence.

Au regard du contexte national, sous régional et international, Bès Bi-Le Jour et au-delà de lui, le groupe E-MEDIA sera présent au rendez-vous et à tous les rendez-vous. En effet, la conjoncture et la structure ainsi décrites exigent de notre rédaction et de tous les professionnels des médias et de la communication plus de profondeur dans la collecte, le traitement et l’analyse des informations et des événements. Au cours des 365 prochains jours, Bès Bi s’attèlera davantage à cette tâche. Avant et après tout, il est question d’honorer son contrat quotidien avec ses fidèles lecteurs et ses annonceurs. Demain il fera… Bès Bi.

FIN

Mamoudou Ibra KANE

2 décembre 2022


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