Me MASSOKHNA KANE TIRE SUR L’ETAT ET RÉCLAME L’AUDIT DU PROGRAMME YESSAL

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HAUSSE DU COÛT DE L’ÉLECTRICITÉ

Me Massokhna Kane, président de Sos consommateur par ailleurs porte-parole du jour du collectif de refus ’’Noo Lank’’ démonte les arguments de l’Etat du Sénégal pour justifier la hausse du coût de l’électricité. « Nous avons dit et écrit depuis 2014 que le Sénégal devait baisser au moins de 30% aussi bien le prix de l’essence que celui de l’électricité », a martelé l’avocat, face à la presse, hier mardi, 11 février.

A l’en croire, le motif signalé de l’électrification rurale ne tient pas la route. Car a-t-il expliqué, dans son discours de fin d’année, le Chef de l’Etat déclarait que le Sénégal devait investir près de 600 milliards, réduire les subventions et ajuster les tarifs pour électrifier le monde rural. « Il a aussi dit que le secteur de l’énergie a été redressé avec 1 200 mégawatts mais ce qui est paradoxal, c’est comment peut-on prétendre produire plus que le besoin du Sénégal en énergie et aller louer un bateau turc pour 5 années pour une somme de 115 milliards F CFA pour une production de 240 mégawatts ? Comment peut-on être en surproduction, prétendre vendre de l’électricité à la Gambie, et à la Guinée-Bissau, et aller louer un bateau avec des centaines de millions ? », s’interroge-t-il. Même si, il est clair, pour lui, que « c’est l’Etat qui a besoin d’argent ».

Fort de ce fait, il a réclamé l’audit technique du programme ’’Yessal’’. Sur ce point, Kane est catégorique : « L’électricité devait être vendue entre 60 et 80 F CFA, le kilowatt/heure, en 2020. On en est au double. Ce qui veut dire que le Plan ’’Yessal’’ a échoué, il faut donc l’auditer. Parce qu’on ne peut pas investir des centaines de milliards dans un programme sans avoir les résultats escomptés. La raison voudrait même qu’on fasse un suivi-évaluation pour connaître le niveau d’exécution du projet ».

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