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« LA REFONDATION NE PEUT ÊTRE ACHEVÉE SOUS LA TRANSITION… »

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L’ancien Premier ministre Moussa Mara n’est pas insensible à la situation actuelle de son pays. Dans un entretien accordé au site français Le Point/Afrique, il a donné des pistes de sortie de crise. « La priorité est comment sortir de cette situation malencontreuse. Le Mali est dans l’œil du cyclone depuis dix ans maintenant, avec des poussées de fièvre à certains moments. C’est ce à quoi nous assistons depuis quelques jours avec la prise de sanctions contre le pays par l’Uemoa et la Cedeao sur fond de conflit larvé avec la France. Les responsabilités sont partagées comme dans toute crise, mais la plus grande part nous revient à nous, les Maliens », a dit le Président du parti Yelema.

Sur les sanctions de la Cedeao, il a indiqué qu’« elles sont indiscutablement sévères, surtout quand on sait que les populations maliennes souffrent beaucoup et depuis longtemps ». Selon lui, « les sanctions ont été prises après plusieurs péripéties où la Cedeao a mis en garde les autorités maliennes qui portent indéniablement la responsabilité première de ce qui arrive même si elles sont soutenues par une majorité de la population ». L’ancien Pm de IBK de poursuivre :« La Cedeao doit savoir que la plupart des Maliens ne sont pas au fait des réalités juridique, économique, politique et géopolitique du pays et de son environnement. Prendre des décisions fondées uniquement sur le ressenti de ces populations, c’est prendre le risque de les décevoir et de devoir faire face à leur courroux à court terme. »

Sur une possible refondation démocratique au Mali, M. Mara soutient :« la refondation à laquelle le peuple aspire est une œuvre de longue haleine et ne peut être achevée ni sous la transition ni pendant le prochain mandat ». A l’en croire, « redresser ce qui a mis plusieurs décennies à se déformer prendra forcément au moins une, voire deux décennies ».

21 janvier 2022

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