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810 MILLE MOUTONS VISÉS, LES MESURES PRISES PAR LE SÉNÉGAL POUR Y ARRIVER

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Présidant l’atelier national de validation de la Lettre de politique sectorielle de développement de l’Élevage (LPSDEL) 2022-2024, le ministre de tutelle s’est prononcé sur les préparatifs de la Tabaski dite fête du mouton prévue en juillet prochain. Interpellé par les journalistes, Aly Saleh Diop a donné des garanties sur une bonne disponibilité malgré le blocus malien en cours.

810 mille moutons visés, cette année

« Nous avons entamé une tournée pour pouvoir en parler aux opérateurs qui vont convoyer les moutons dans les différents points de vente. Et, nous avons été accompagnés par une lettre circulaire prise par le président de la République qui a donné des instructions à l’ensemble des ministères concernés par la Tabaski pour aider l’ensemble des opérateurs pour leur permettre de travailler dans les meilleures conditions possibles », a-t-il déclaré, soulignant que dans ces directives, « figure en bonne place la suspension de l’ensemble des taxes liées à l’importation de moutons dans notre pays ». Laquelle mesure, prenant effet sur une période de 105 jours, avant la Tabaski, est entrée en vigueur depuis le 11 mai dernier, et ce, jusqu’à 40 jours après la Tabaski, c’est-à-dire le 24 août prochain.

« L’année dernière, sur dix moutons, deux ont été importés »

« Des opérateurs privés ou bien des nationaux qui vont dans d’autres pays pour pouvoir amener des moutons au Sénégal, il n’y a pas de taxes. Il y a également un assouplissement des conditions de convoyage des animaux sur l’ensemble du territoire national », a expliqué le ministre.
Il ajoute que d’autres instructions sont relatives à l’ouverture de « beaucoup » de points de vente et qui « sont en même temps sécurisés par les forces de sécurité et de défense mais avec une bonne disponibilité en eau et en aliment de bétail.
Il a souligné que cette année, l’objectif à atteindre est de 810 mille moutons dont 260 mille pour la région de Dakar. Affirmant que « la Tabaski, c’est maintenant une opération routine pour le ministère de l’Élevage », le ministre soutient que « l’année dernière, l’objectif a été atteint. Nous étions arrivés autour de 889 mille. Sur cet objectif de 810 000, l’année dernière, la production nationale a contribué à hauteur de 78%. Autrement dit, si on devait parler de ratio, sur dix moutons égorgés ici, le jour de la Tabaski, les huit étaient produits sur le sol sénégalais, et que les deux avaient fait l’objet d’importation. Donc, simplement pour dire que les éleveurs sénégalais ont compris les enjeux ».

« L’année dernière, a-t-il rembobiné, très tôt, nous avons essayé de voir les contraintes liées à l’organisation d’une telle activité. C’était principalement le financement de l’activité, la levée d’un certain nombre de contraintes pour permettre à l’ensemble des acteurs de pouvoir convoyer convenablement les animaux vers les points de vente. Nous nous sommes réunis à l’époque au mois de décembre pour pouvoir discuter avec l’ensemble des acteurs, pour pouvoir adresser chacune de ces questions et pouvoir lui trouver la solution la plus appropriée. Après cette réunion bilan, nous avions fait une tournée pour sensibiliser les éleveurs sur justement la Tabaski qui devait se tenir dans un contexte de Covid, pensant nécessairement aux revenus des ménages qui se sont amoindris entre temps. C’est la même chose, cette année. Très tôt, nous avons essayé d’accompagner les acteurs et les opérateurs, pour les sensibiliser davantage sur le contexte difficile dans lequel nous sommes en lien avec le contexte mondial qui fait que ces opérateurs aujourd’hui savent qu’ils vont s’adresser à un marché de plus en plus difficile ».

17 mai 2022

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