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LES MALADIES CARDIOVASCULAIRES CITÉES EN PREMIÈRE LIGNE

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Au Sénégal, les morts subites sont diversement appréciées. Si d’aucuns parlent de malaise, d’autres parlent de maladies cardiaques. Seulement, bon nombre de spécialistes définissent la mort subite comme étant une mort naturelle avec perte brutale de conscience dans l’heure qui suit le début des symptômes, chez un sujet. Mais il s’avère que dans la plupart des cas, les victimes vivent avec une maladie cardiaque. D’où l’intérêt de s’intéresser aux maladies cardiovasculaires.

L’expression mort subite désigne toute mort qui ne pouvait pas être prévue la journée précédente ou encore les heures avant le décès d’une personne. La mort subite cardiaque se caractérise par une mort naturelle avec une perte brutale de conscience survenant dans l’heure suivant le début des symptômes, une des raisons pour laquelle beaucoup de personnes parlent de malaise. Il s’agit donc d’un décès inattendu et inopiné survenant chez un sujet apparemment en bonne santé.

Environ, la moitié des morts subites restent inexpliquées. Si les morts subites sont associées aux maladies cardiaques, c’est parce que la mort subite cardiaque est une mort naturelle causée par un arrêt du cœur. Dans plus de 80 % des cas, le mécanisme de la mort subite est un trouble du rythme ventriculaire : fibrillation ventriculaire ou tachycardie ventriculaire.

L’Organisation mondiale de la santé (Oms) renseigne à ce titre que les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde : il meurt chaque année plus de personnes en raison de maladies cardio-vasculaires que de toute autre cause. On estime à 17,7 millions, le nombre de décès imputables aux maladies cardio-vasculaires, soit 31% de la mortalité mondiale totale. Parmi ces décès, on estime que 7,4 millions sont dus à une cardiopathie coronarienne et 6,7 millions à un AVC.

Plus ¾ des décès liés aux maladies cardiovasculaires interviennent dans des pays à revenu faible

Selon l’organisation onusienne, sur les 17 millions de décès survenant avant l’âge de 70 ans et liés à des maladies non transmissibles, 82% se produisent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire et 37% sont imputables aux maladies cardiovasculaires. D’après l’Oms, il est possible de prévenir la plupart des maladies cardiovasculaires en s’attaquant aux facteurs de risque comportementaux à savoir : le tabagisme, la mauvaise alimentation et l’obésité, la sédentarité et l’utilisation nocive de l’alcool.

Les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires ou exposées à un risque élevé de maladies cardiovasculaires du fait de la présence d’un ou plusieurs facteurs de risque comme l’hypertension, le diabète, l’hyperlipidémie ou une maladie déjà installée nécessitent une détection précoce et une prise en charge comprenant soutien psychologique et médicaments, selon les besoins.

Les maladies cardiovasculaires constituent un ensemble de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins, qui comprend : les cardiopathies coronariennes touchant les vaisseaux sanguins qui alimentent le muscle cardiaque, les maladies cérébro-vasculaires affectant les vaisseaux sanguins qui alimentent le cerveau les artériopathies périphériques remuant les vaisseaux sanguins qui alimentent les bras et les jambes.

Quant aux cardiopathies rhumatismales, elles affectent le muscle et les valves cardiaques et résultant d’un rhumatisme articulaire aigu, causé par une bactérie streptocoque les malformations cardiaques congénitales : malformations de la structure du cœur déjà présentes à la naissance les thromboses veineuses profondes et les embolies pulmonaires, c’est-à-dire l’obstruction des veines des jambes par un caillot sanguin, susceptible de se libérer et de migrer vers le cœur ou les poumons.

Suzanne SY

5 juillet 2022


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