image

« DOSS ÉTAIT LE COMÉDIEN À ETOILE DES FILMS DE SEMBÈNE »

image

Dans le cadre de l’hommage rendu à Thierno Ndiaye Doss, Bés bi revient sur un témoignage de Pape Faye sur le défunt artiste.

Monsieur le Président, qui était Ndiaye Doss ?
Thierno Ndiaye Doss est quelqu’un à qui nous devons rendre hommage. Il a été le premier président de l’Associations des artistes comédiens du théâtre sénégalais (Arcots) nationale en 2005. Et c’est cette même année qu’on a eu notre récépissé de reconnaissance. Le statut juridique de l’Association est né en 2005. Avec son équipe, ils ont su mener de main de maître la destinée de cette prestigieuse association. Il y avait à l’époque comme vice-président Lamine Ndiaye, Moustapha Diop de Daary Kocc comme Secrétaire général, et comme trésorière Seune Sène et Baye Eli son adjoint. C’est dans ce cadre-là que nous avions chaque année eu l’initiative d’organiser le Fest’rire de théâtre de Kaolack. Ce qui faisait que chaque année, Kaolack était le rendez-vous du théâtre sénégalais et de la sous-région. C’est Guédel Mbodj, nommé Buur Saloum, qui a créé l’Arcots. A l’époque, j’étais le chargé de communication de l’Association. C’est après que j’ai été élu président de Dakar, ensuite président national.

Quels étaient vos rapports avec Ndiaye Doss, mais aussi avec Sembène ?
J’ai beaucoup travaillé avec Ndiaye Doss. Avant même la création l’Arcots, il m’avait accompagné dans un spectacle où j’ai joué le rôle de Madior Yacine Boubou et lui incarnait le sorcier. Et c’est ce même spectacle que j’avais présenté dans le cadre du Grand Prix du chef de l’Etat pour les Arts en tant que finaliste. Donc, je ne peux pas oublier Ndiaye, je dois lui rendre hommage. Nous avons eu à travailler dans beaucoup d’autres spectacles, notamment à Sorano. Il fait partie des acteurs fétiches de Sembène Ousmane. On pouvait considérer Ndiaye Doss comme étant le comédien à étoile des films de Sembène. Non seulement il a travaillé avec lui en tant que comédien, mais aussi en tant que membre de l’équipe technique. Ce que les gens ne savent pas, c’est que Doss était à la base un danseur et un chanteur de ballet. Il connaît bien la sous-région, comme il connaît sa ville natale, Kaolack.

Comment était l’homme ?
Doss était extrêmement généreux. Chaque fois que nous organisions les journées mondiales de théâtre à Sorano, il me chargeait d’écrire tous les discours, il me faisait entièrement confiance. Jusqu’à ce que le Bon Dieu ait décidé de l’éclatement de l’Arcots en cellules. Après son décès, c’est Lamine Ndiaye qui avait assuré l’intérim pendant 2 ans. Je suis devenu le 3e président national de l’Arcots, mais le deuxième élu.

Propos recueillis par Adama Aïdara KANTÉ

12 août 2022


------------------------------------

Vous pouvez réagir à cet article