ABDOULAYE DIOUF SARR : « LE BILAN DE LA RIPOSTE EST BIEN MAITRISÉ »

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JURY DU DIMANCHE

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr était, ce dimanche, l’invité du Jury du dimanche. Il est intervenu sur le bilan de la gestion de la riposte contre la Covid-19 trois mois après que la maladie s’est installée au Sénégal. Et selon lui, la gestion est maitrisée. « Le bilan de la riposte est un bilan maitrisé », s’est réjoui d’emblée le ministre de la Santé et de l’Action, estimant que c’est fondamental dans une riposte de tenir toujours et de ne pas perdre la main. « Trois mois après, on est dans une situation qu’il faut analyser. J’analyse dans une approche dynamique. Je pars du 2 mars et j’essaye d’analyser la situation jusqu’aujourd’hui. Dans une épidémie, la croissance ou le lancement est timide et les choses évoluent. Mais, dans cette évolution, on voit que les mesures prises par le chef de l’Etat de manière très courageuse ont réglé un certain nombre de problème. Elles nous ont permis d’endiguer les cas importés. Le plus important pour nous c’était d’aller rechercher le pic, c’est-à-dire le moment où l’épidémie s’arrête en termes d’évolution exponentielle et engage une phase décroissante », a soutenu le ministre.

Avant d’ajouter : « Ce que je peux noter, c’est que depuis quelques semaines, on a une fluctuation autour de 93, 97 ou 106 cas depuis qu’on a quitté les 177. Et j’ose espérer nous sommes en train d’engager une dynamique décroissante qui va permettre d’entrer dans les 80, en espérant que vers le mois d’août ou septembre, l’épidémie sera derrière nous. Ce que je peux dire, c’est que je constate depuis quelques semaines qu’il y a une oscillation sur un plateau qui va nous pousser vers une décroissance de l’épidémie. J’aimerais bien qu’on reste sur ce paramètre de respect ».

Selon le ministre, le Sénégal n’a jamais été débordé du point de vue de la maitrise de la riposte.« Le Sénégal n’a jamais été affolé par la situation de cette crise. Du point de vue de la riposte, nous démontrons à la face du monde que nous tenons et nous espérons aussi tenir la barre jusqu’à ce que la courbe nous projette dans une phase descendante et qu’on gère de manière très correcte cette phase jusqu’à ce que l’on sorte de la pandémie. Il s’agit aujourd’hui de tenir bon, droit dans ses bottes, d’avoir la sérénité d’une gestion dans la durée et d’amorcer un jour, la fin de cette épidémie », a expliqué le ministre.

Selon lui, la question qui se pose est la question médicale et pharmaceutique. « Dans ce débat médical et pharmaceutique, on peut dire que le monde est désarmé et j’espère que les recherches qui sont en cours vont nous permettre de trouver l’arme qui nous permette de tuer le virus. C’est vrai qu’il y a une évolution qui fait que le monde, de manière générale, est un monde désarmé en termes de solution par rapport au virus. Il y a tout un débat qui fait que le monde est inquiet parce que c’est une épidémie qui nous réserve énormément de surprises. On n’a pas encore l’ensemble des paramètres de ce virus », signale-t-il.

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